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Histoire


Vincent Richer - La société de l’arthrite
Vincent Richer

Pour Vincent Richer, en 2003, son obésité morbide combinée à l’arthrose était devenue une peine d'emprisonnement, un piège effrayant dans lequel cet homme de 43 ans, pesant 410 livres, pouvait à peine marcher, ne pouvait plus utiliser les transports en commun et s’était résigné à passer sa vie dans l’espace restreint de sa chambre à coucher.

Accablé par les symptômes d’un excédent de poids la plus grande partie de sa vie, cette longue spirale descendante avait créé des effets psychologiques très graves. « Pourquoi est-ce que, tout à coup, je ne peux plus porter mon poids? Plus je devenais lent, plus je me sentais isolé, plus s’effritait la confiance déjà fragile que j’avais en moi-même et dans l’avenir. »

Vincent avait essayé la plupart des voies normales – les régimes, les programmes d’exercices, la physiothérapie et la thérapie, mais aucune d’elles n’avait donné des résultats pendant très longtemps. Selon Vincent, « les personnes obèses tendent à vivre leur vie dans un rayon juste à l’extérieur de leur corps. Nous nous sentons bien protégés à l’intérieur de notre cocon, et cela représente une composante importante de ce qui nous fait devenir si gros. Lorsqu’on mange, on pense subconsciemment ‘Oh! Merveilleux. Encore des choses à emmagasiner…’ et il est courant de finir une journée en mangeant de trois à quatre mille calories de plus avant de se coucher. »

Une visite fortuite à la Société de l’arthrite, un organisme membre de Partenairesanté, a été le catalyseur d’un revirement remarquable chez ce fonctionnaire fédéral et les renseignements qu’il y a trouvés l’ont aidé à décider de fréquenter la piscine de son quartier.

« Lorsque je me suis trouvé dans la piscine, j’ai immédiatement cessé de lutter contre la gravité et mon poids a cessé d’être un problème, m’aidant ainsi à me sentir revigoré, bien en vie et capable de faire des exercices dans l’eau. Les exercices ont mené à des longueurs, les longueurs ont mené à un engagement envers la natation, et sans trop m’en rendre compte, j’ai perdu près de cent livres et je pouvais grimper en toute confiance l’escalier pour sortir de la piscine. »

Pour M. Richer, la natation a ouvert la porte à la nage de fond compétitive et il s’est engagé à huit nages de 5 kilomètres pendant une période de quatre jours dans cadre du « Grand Splash Foresters pour l'Arthrite » de la Société de l’arthrite. Vincent a terminé en seconde place, recueillant 4 000 $ en promesses de don. Il a atteint depuis plusieurs succès dans des épreuves de nage de fond, dont une nage incroyable de 100 km en 10 jours, collectant dans chaque cas de l’argent pour la cause qu’il croit lui avoir sauvé la vie.

« Je nage maintenant de cinq à dix fois par semaine et je ne souffre plus de restrictions dont je souffrais dans l’ampleur de mes mouvements. Je rebâtis mes muscles autour des jointures et tous les signes d’arthrite ont disparu. Je peux de nouveau envisager la vie comme une série de « nouvelles expériences ».

« Je crois sincèrement que si la Société de l’arthrite n’avait pas canalisé tous ses efforts – si elle n’avait pas créé un contexte d'information pouvant me rejoindre et me mettre au défi – mon histoire pourrait en être une de honte, celle d’une personne stéréotypée par la société comme étant un échec parce que n’étant pas capable d’exercer un contrôle. Ils m’ont accordé un nouveau bail sur la vie en me donnant un petit coup de pouce vers la piscine et vers un engagement envers la santé. »


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